ACGT/ RN1: La modernisation de l’axe Nguba–Lubudi franchit un cap décisif

Les usagers de la Route nationale n°1 découvrent progressivement un tout nouveau visage de cet axe stratégique après la localité de Nguba. Les travaux exécutés par les entreprises Sinohydro 11 et CREC-7 transforment profondément cette section routière, conformément au programme piloté par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), sous la supervision du ministère des Infrastructures et Travaux publics.

Sur le tronçon Nguba–Lubudi, les avancées sont particulièrement remarquables. Neuf des dix anciens ponts métalliques de type Bailey, devenus vétustes et régulièrement fragilisés par le passage de poids lourds en surcharge, ont été remplacés par des ouvrages modernes en béton précontraint. Ces nouvelles infrastructures, désormais entièrement achevées et mises en service, améliorent sensiblement la sécurité et la fluidité de la circulation.

Les travaux de revêtement progressent également à un rythme soutenu. Environ 30 % de la chaussée ont déjà reçu leur revêtement définitif, tandis que la couche monocouche atteint près de 83 % d’exécution. Deux ateliers restent pleinement mobilisés : l’un à Mwenda Mukose, à une trentaine de kilomètres de Nguba, sous la responsabilité de Sinohydro 11, et l’autre sur le Plateau, aux abords de Lubudi, où CREC-7 poursuit les opérations de revêtement.

La modernisation de cette route ne se limite pas au renouvellement de la chaussée. Plusieurs rectifications du tracé sont en cours afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers. C’est notamment le cas au niveau des escarpements situés à environ trois kilomètres du village Kamukshi, où l’ancien parcours sinueux laissera place à un tracé beaucoup plus rectiligne jusqu’à Buyofwe.

Ces observations ont été réalisées par une équipe de reportage de l’ACGT à la fin du mois de juillet 2026. Les premiers effets de cette modernisation sont déjà visibles. Le transport de voyageurs et de marchandises entre Kamina et Lubumbashi s’organise désormais de manière plus régulière grâce à la remise en état progressive de cet important corridor routier.

Financé dans le cadre du Programme sino-congolais et exécuté par SISC S.A., ce projet constitue l’un des investissements majeurs destinés à renforcer les infrastructures routières nationales.
Les travaux intègrent également plusieurs aménagements techniques visant à assurer la durabilité de l’ouvrage.

Les couches de base et de revêtement sont protégées par des bordures latérales destinées à stabiliser la chaussée et à limiter les infiltrations d’eau, tandis que des caniveaux maçonnés ont été aménagés dans les centres habités afin d’assurer un drainage efficace des eaux de pluie.

Concernant les 145 kilomètres du lot 6, les responsables du chantier affichent leur optimisme et envisagent une livraison des travaux au cours de l’année prochaine, avant l’échéance contractuelle initialement prévue.

Sur le lot 5, reliant Lubudi à Kabondo-Dianda, les interventions actuelles visent principalement à maintenir la circulation en attendant le lancement de la phase de modernisation, qui devrait intervenir prochainement.

Toutefois, un défi majeur demeure : la surcharge excessive des camions empruntant cet axe entre l’espace Katanga et l’espace Kasaï. Certains véhicules transportent jusqu’au double de la charge autorisée. Au poste de pesage de Mukulakulu, un camion a notamment été contrôlé avec 90 tonnes de ciment, alors que la limite réglementaire est fixée à 45 tonnes.

Face à cette situation, l’installation rapide des stations de péage et de pesage prévues par le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) sur les 850 kilomètres concernés apparaît comme une nécessité afin de préserver durablement cet important investissement public et garantir la longévité de la Route nationale n°1.

La Résistance

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