Interpellé sur son indifférence à l’égard des intérêts de la population qu’il a abandonnée pour poursuivre ses propres desseins, le gouverneur de la province du Haut‑Uélé, Jean Bakomito, s’enlise et se serait lancé sur des mauvaises cibles.
Sauf erreur de notre part ,
Pas plus tard qu’hier, le Gouverneur aurait désigné l’ancien ministre des Droits humains, Monsieur André Lite Asebea, comme l’instigateur du mouvement contre sa gouvernance, il aurait aussi ouvert le feu aujourd’hui contre deux députés — national et provincial — tous élus de Wamba, qu’il a accusés de tendre la main à Corneille Nangaa.
Pourtant, les révélations de la presse kinoise sur ses connivences avec celui que l’on présente comme son oncle dans le même territoire donnent froid dans le dos. Au lieu de rectifier une gouvernance tournée vers ses intérêts et ceux de sa famille, taillée sur le modèle de Christophe Nangaa, le gouverneur du Haut‑Uélé passe son temps à chercher un bouc émissaire.
Ses dérives sont pourtant connues de tous : il a facilité l’installation d’exploitations chinoises qui occupent de vastes zones de la province pour une exploitation aurifère illégale et semi‑industrielle. Ces Chinois, qui utilisent des engins lourds, ne contribuent ni au trésor provincial ni à l’État central, ce qui constitue un manque à gagner considérable.
Après avoir versé de l’argent à ses conseillers — principalement ses frères — ils estiment n’avoir plus d’obligations envers l’État congolais. Par l’entremise de ses proches, Jean Bakomito autorise même ces opérateurs à pénétrer dans des concessions privées. L’intervention du ministre national des Mines a été nécessaire pour arrêter ces malversations.
C’est pourquoi la province manque de ressources pour financer ses politiques, et cette situation engendre une forme d’insécurité dans la région.
Pire encore, ses proches auraient permis à ces Chinois d’exploiter des zones artisanales réservées aux autochtones, provoquant des tensions au sein de la jeunesse d’Isiro. Pour se protéger, le gouverneur instrumentalise ces jeunes contre les entreprises locales, s’appuyant sur un tribalisme marqué.
Plus grave, l’exploitation semi‑industrielle menée par ces Chinois ne respecte aucune norme : elle ignore les impacts socio‑environnementaux et provoque déjà pollution de l’eau, de l’air et du sol, avec des conséquences dramatiques possibles pour la faune, la flore et l’homme dans cette partie de la RDC. On signale d’ores et déjà des poissons morts dans les cours d’eau du Haut‑Uélé.
Si l’on n’y prend garde, il y a à craindre pour l’avenir de la province tant que l’on laisse agir un gouverneur qui semble avoir mis les députés provinciaux dans sa poche. Depuis quelque temps, ces députés n’osent plus agir pour freiner les élans mercantiles du gouverneur ni pour l’obliger à s’occuper de la population conformément au programme du gouvernement provincial
En visant ces deux élus qui ne font que défendre les intérêts de tous , le gouverneur du Haut‑Uélé tente de créer une diversion à son avantage, tandis que la population sombre dans la misère. C’est pourquoi il est urgent de dénoncer l’ascension de son oncle Corneille Nangaa, qui selon une source digne de foi , cherche à établir son quartier général à Wamba ou Isiro.
Les députés
provinciaux ont le devoir de s’émanciper pour mettre hors d’état de nuire un gouverneur dont les limites sont bien connues.
Plutôt que de chercher qui se cache derrière les graves révélations sur ses liens avec Nangaa, il ferait mieux de s’atteler à résoudre les problèmes de la population d’Isiro au lieu de s’acharner sur des adversaires de peu de poids.











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