Le Lualaba est à nouveau sous le choc. Un énième accident, survenu récemment près de la base de Tenke Fungurume Mining (TFM), a provoqué le déversement d’acide dans les eaux de la rivière Dipeta, entraînant une hécatombe au sein de la faune aquatique locale. Cet incident, loin d’être un cas isolé, soulève des questions cruciales sur la sécurité environnementale et la gestion du transport des produits chimiques dans les zones minières.
Les images qui circulent depuis le renversement du camion-citerne sont éloquentes : poissons flottant à la surface et écosystème dévasté. Pour les populations riveraines, qui dépendent directement de ce cours d’eau pour leurs besoins quotidiens, c’est l’angoisse qui domine. La société civile locale n’a pas tardé à monter au créneau, exigeant une réaction immédiate face à ce qu’elle qualifie de « négligence criminelle ».
Un appel à l’action urgente
< Nous ne pouvons plus tolérer que le profit passe avant la vie de nos populations et la survie de notre environnement > s’indigne un porte-parole de la société civile de Fungurume. « Le déversement dans la Dipeta est le signal d’alarme de trop. Nous exigeons non seulement l’interdiction temporaire de l’utilisation de cette eau, mais surtout des analyses toxicologiques indépendantes et transparentes. Il est impératif que les mécanismes de prévention du transport de matières dangereuses soient radicalement renforcés. »
L’État face à ses responsabilités
Cet accident met en lumière une réalité systémique dans le secteur minier : des mesures de sécurité souvent insuffisantes face aux risques réels du transport de produits hautement corrosifs sur des routes parfois inadaptées.
Il est désormais temps que l’État congolais sorte de sa passivité. Le Ministère de l’Environnement et le Ministère des Mines doivent instaurer un contrôle rigoureux des convois de produits chimiques et imposer des sanctions exemplaires aux entreprises qui ne garantissent pas la sécurité des communautés environnantes.
La protection du Lualaba ne doit pas rester un vœu pieux. La rivière Dipeta appelle à une justice environnementale immédiate avant que la prochaine fuite ne devienne, cette fois-ci, une tragédie humaine irréparable.











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