Chapeau : À l’occasion du Forum RDC Infrastructures de transport 2026, organisé ce mardi 27 octobre, le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, a présenté les atouts du corridor de Banana, un projet stratégique porté par sa structure. S’étendant sur plus de 3 300 kilomètres de routes à travers le territoire national, ce corridor ambitionne de relier les différentes régions du pays à Banana, où se trouve le débouché maritime stratégique de la République démocratique du Congo.

Reportage.
La République démocratique du Congo entend renforcer son réseau de transport et améliorer la connectivité entre ses provinces et les marchés internationaux. C’est dans cette perspective que le corridor de Banana a été mis en avant lors du Forum RDC Infrastructures de transport 2026.
Prenant part à un panel consacré aux infrastructures de transport, le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, a présenté les avantages de ce corridor, qui constitue un enjeu majeur pour le développement économique et l’intégration territoriale de la RDC.

Avec un réseau routier de plus de 3 300 kilomètres traversant un seul pays, ce projet entend faciliter l’acheminement des marchandises depuis l’intérieur du territoire national jusqu’au port en eau profonde de Banana, sur la côte atlantique congolaise.
Un corridor national aux ambitions régionales
L’un des principaux atouts mis en avant réside dans la possibilité de relier les différentes zones économiques de la RDC à une porte de sortie maritime nationale. Une perspective qui pourrait contribuer à réduire certaines contraintes logistiques, à faciliter les échanges commerciaux et à renforcer la compétitivité des produits congolais sur les marchés extérieurs.

Contrairement à certains itinéraires régionaux qui nécessitent le passage par plusieurs pays, le corridor de Banana présente l’avantage de s’inscrire dans une logique de desserte intérieure du territoire congolais. Cette configuration pourrait offrir des possibilités de meilleure maîtrise des flux de transport et de réduction de certaines contraintes liées au transit transfrontalier, sous réserve des conditions d’exploitation et de la qualité des infrastructures.

Pour un pays aux dimensions continentales comme la RDC, la connexion entre les centres de production, les bassins économiques et les infrastructures portuaires représente un enjeu essentiel. Le développement de ce corridor pourrait notamment favoriser la circulation des biens, soutenir les activités industrielles et commerciales et stimuler les investissements dans les secteurs productifs.
L’ACGT au cœur du développement des infrastructures
À travers cette présentation, le directeur général de l’ACGT a mis en lumière le rôle des infrastructures de transport dans la transformation économique du pays. Le corridor de Banana s’inscrit dans une vision visant à améliorer la mobilité, à renforcer les échanges entre les provinces et à consolider les capacités logistiques nationales.

Toutefois, la concrétisation de ces ambitions dépendra notamment de la réalisation effective des infrastructures prévues, de leur entretien, de la coordination entre les différents acteurs concernés et de la mobilisation des financements nécessaires.
Au-delà de la construction des routes, l’enjeu consiste à faire de ce corridor un véritable instrument de développement, capable de rapprocher les zones de production des marchés de consommation et d’exportation.
La participation de l’ACGT à ce forum aura ainsi permis de remettre en avant la dimension stratégique du corridor de Banana dans les réflexions sur l’avenir des infrastructures de transport en RDC.

L’objectif est clair : faire des infrastructures routières et portuaires un levier de désenclavement, de compétitivité et de croissance économique pour la République démocratique du Congo.
A GT/ LA RÉSISTANCE












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