À Kolwezi, la gestion de la Gouverneure Fifi Masuka Saini attire l’attention. Entre rigueur budgétaire et accélération des projets d’infrastructures, la province semble opérer un virage vers une gestion dite « orthodoxe », marquant une nouvelle étape dans la transformation du Lualaba.
Dans le contexte actuel de la décentralisation en RDC, la gestion des finances provinciales est devenue le baromètre de la crédibilité des dirigeants. Au Lualaba, les observateurs notent une volonté de rompre avec les pratiques opaques. La Gouverneure Fifi Masuka, à travers ses récentes orientations, met en avant un triptyque : transparence, planification et résultats.
Ce que les experts qualifient de « gestion orthodoxe » se traduit concrètement sur le terrain par une priorisation des projets à fort impact social. La réhabilitation des routes de desserte agricole, le renforcement des services de base et la régulation des taxes provinciales sont autant de signaux envoyés aux investisseurs et à la population. L’idée est simple : pour attirer les capitaux et garantir la paix sociale, la province doit montrer patte blanche dans la gestion de ses ressources.
Toutefois, ce modèle reste sous surveillance, notamment de la part de la société civile et des acteurs de la lutte anti-fraude, qui exigent un suivi rigoureux des chantiers. Cette exigence de redevabilité, loin d’être un frein, est perçue par les autorités provinciales comme un levier pour consolider la confiance publique. Si cette dynamique de rigueur se confirme sur le long terme, le Lualaba pourrait servir de modèle de gouvernance financière pour d’autres provinces congolaises, prouvant que la transparence est le meilleur allié du développement.











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