de Jean Bakomito Gambu
Ce que redoutaient de nombreux observateurs au lendemain de l’élection de Jean Bakomito Gambu semble, selon eux, se confirmer progressivement.
L’élection de Jean Bakomito Gambu à la tête de la province du Haut-Uélé avait été présentée comme un choix décisif entre deux visions de la gouvernance. D’un côté, une approche fondée sur l’intégrité, la dignité, la transparence et le respect des valeurs républicaines, incarnée par Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu. De l’autre, une gouvernance que plusieurs observateurs qualifient de marquée par le clientélisme, la corruption et des pratiques contraires aux principes de bonne gouvernance.
Pour ces observateurs, Jean Bakomito Gambu incarne un mode de gestion qui fragilise les fondements de l’État de droit. Ils lui reprochent de privilégier des intérêts particuliers au détriment du développement de la province et d’entretenir un système favorable à la prédation des ressources publiques.
Ils estiment que le Haut-Uélé se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. Selon eux, la province est confrontée à un choix entre une gouvernance fondée sur l’éthique, la redevabilité et la transparence, et une gestion qu’ils jugent caractérisée par l’impunité, l’enrichissement illicite et la compromission.
À leurs yeux, tolérer des pratiques assimilées à la corruption ou au détournement des ressources publiques reviendrait à compromettre durablement les perspectives de développement de la province et à éroder davantage la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Dans cette perspective, la moralisation de la vie publique demeure, selon eux, un impératif. Ils considèrent que la justice, la transparence et la responsabilité sont les piliers indispensables pour restaurer la crédibilité des institutions provinciales et ouvrir la voie à un développement durable du Haut-Uélé.
Au-delà des rivalités politiques, ce débat soulève une interrogation fondamentale : quel modèle de gouvernance les populations du Haut-Uélé souhaitent-elles pour leur avenir ? Pour de nombreux observateurs, la réponse à cette question déterminera durablement le destin politique, économique et social de la province.
Les mêmes observateurs rappellent également le parcours politique de Jean Bakomito Gambu, qu’ils jugent controversé. Ils évoquent notamment son invalidation à l’issue des élections de 2023 pour des faits présumés de fraude électorale, avant son élection au Sénat puis son rétablissement ultérieur comme député national et provincial. Ces décisions continuent d’alimenter les interrogations et les controverses au sein de l’opinion.
Ils reviennent également sur son élection au gouvernorat du Haut-Uélé, intervenue dans le cadre d’une alliance politique avec Christophe Baseane Nangaa. Selon eux, les résultats proclamés à l’époque avaient suscité de nombreuses réactions, certains dénonçant des irrégularités qu’ils considéraient sans précédent dans le processus électoral provincial.











Leave a Reply