Portrait et bilan comparatif des huit premiers mois à la tête de la Haute École de Commerce de Kinshasa
Huit mois après, une nouvelle dynamique se dessine
À la Haute École de Commerce de Kinshasa (HEC-KIN), les premiers mois de la nouvelle équipe dirigeante auront été placés sous le signe de la prise en main, de la consolidation et de la recherche d’une nouvelle dynamique institutionnelle.
Depuis son arrivée à la tête de l’établissement, le Professeur José Kaputa Lota fait face à une responsabilité majeure : accompagner la transformation d’une institution historiquement connue sous le nom d’Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa et lui permettre de s’affirmer pleinement comme une grande école de commerce moderne.
Après huit mois de gestion, le moment est venu de dresser un premier bilan. Un bilan qui ne prétend pas juger définitivement un mandat, mais qui permet d’observer les orientations prises, les acquis consolidés et les défis qui demeurent.
José Kaputa Lota : le profil d’un universitaire appelé à gérer
Professeur et universitaire, José Kaputa Lota connaît de l’intérieur le fonctionnement de la HEC-KIN. Cette connaissance constitue un avantage dans la compréhension des réalités académiques, administratives et scientifiques de l’établissement.
Son arrivée à la tête du comité de gestion intervient également dans une période où l’enseignement supérieur congolais est appelé à renforcer la qualité de la formation, la recherche scientifique, la gouvernance universitaire et l’employabilité des diplômés.
Le nouveau Directeur général doit donc concilier plusieurs exigences : préserver les acquis, répondre aux attentes des enseignants et des étudiants, améliorer le fonctionnement administratif et donner davantage de visibilité à l’établissement.
De l’ISC à la HEC-KIN : accompagner une mutation historique
Le changement d’appellation de l’ancien ISC en Haute École de Commerce de Kinshasa ne constitue pas un simple changement de nom.
Il traduit une ambition : construire une institution davantage spécialisée dans les sciences commerciales, le management, l’économie et la formation des cadres dont le pays a besoin.
C’est dans cette transformation que s’inscrit l’action du nouveau comité de gestion.
Au cours de ces huit premiers mois, l’enjeu principal n’était donc pas uniquement de multiplier les annonces, mais de consolider la nouvelle identité de la HEC-KIN et de faire progressivement correspondre son fonctionnement à son statut et à ses nouvelles ambitions.
Huit mois de continuité, mais aussi de réorientation
Une lecture honnête du bilan impose de distinguer les réalisations héritées des actions directement imputables à la nouvelle équipe.
Plusieurs initiatives académiques, scientifiques et administratives existaient avant l’arrivée du Professeur Kaputa Lota.
Le bilan des huit mois doit plutôt porter sur la manière dont la nouvelle direction a poursuivi, réorienté ou renforcé ces acquis.
C’est là que se trouve l’intérêt du bilan comparatif.
Avant la nouvelle gouvernance : une institution engagée dans sa mutation et disposant déjà de structures académiques et scientifiques.
Huit mois après : une direction qui cherche à consolider cette mutation autour de la modernisation, de la professionnalisation, de la recherche et du rayonnement institutionnel.
La professionnalisation, un enjeu central
Pour une école de commerce, la qualité d’une formation ne se mesure pas uniquement au nombre de diplômés.
Elle se mesure également à la capacité de ces diplômés à intégrer le monde professionnel, à créer des entreprises, à gérer des organisations et à répondre aux besoins d’une économie en pleine transformation.
La HEC-KIN doit ainsi renforcer le lien entre les salles de cours et les entreprises.
Stages professionnels, partenariats, entrepreneuriat, formations pratiques et adaptation des programmes constituent autant de leviers susceptibles d’améliorer l’insertion professionnelle des étudiants.
La nouvelle direction est donc appelée à faire de cette professionnalisation un marqueur durable de son mandat.
La recherche scientifique comme instrument de rayonnement
Une grande école de commerce ne peut se limiter à transmettre les connaissances produites ailleurs.
Elle doit également produire des connaissances.
La HEC-KIN dispose déjà d’une activité scientifique et de structures consacrées à la recherche et à la publication.
L’enjeu des prochaines années sera d’accroître la visibilité de ces travaux, de multiplier les collaborations scientifiques et de faire de la recherche un véritable outil d’aide à la décision.
Dans un pays confronté à des défis économiques complexes, les chercheurs de la HEC-KIN peuvent notamment contribuer aux réflexions sur la gouvernance, la finance, l’entrepreneuriat, la fiscalité, la gestion des entreprises et la transformation numérique.
La digitalisation : un passage obligé
L’administration universitaire congolaise connaît elle aussi une transformation numérique.
Inscription, paiement des frais, accès aux informations académiques, publication des horaires, résultats, communication institutionnelle et interaction avec les étudiants sont désormais des domaines dans lesquels le numérique devient incontournable.
La HEC-KIN devra poursuivre ses efforts dans ce domaine.
L’objectif n’est pas simplement de disposer d’un site internet ou de plateformes numériques, mais de construire progressivement une administration plus rapide, plus transparente et davantage orientée vers les besoins de l’étudiant.
Une nouvelle génération de cadres à préparer
Le marché du travail évolue rapidement.
L’intelligence artificielle, la transformation numérique, la finance digitale, le commerce électronique, le marketing numérique et les nouvelles formes d’entrepreneuriat modifient profondément les métiers du commerce et de la gestion.
Pour la HEC-KIN, l’enjeu est donc de préparer les étudiants non seulement aux métiers d’aujourd’hui, mais également à ceux de demain.
C’est sur ce terrain que la modernisation pédagogique prendra tout son sens.
Bilan comparatif des huit mois
Domaine
Situation antérieure
Après huit mois
Gouvernance
Transition institutionnelle et changement de statut
Consolidation de la nouvelle équipe dirigeante
Formation
Adaptation progressive aux nouvelles exigences de l’ESU
Poursuite de la modernisation et de la professionnalisation
Recherche
Structures et activités scientifiques existantes
Volonté de renforcer le rayonnement scientifique
Professionnalisation
Stages et formations pratiques
Enjeu de renforcer les liens avec le monde professionnel
Numérique
Début de digitalisation des services
Poursuite de la modernisation administrative
Troisième cycle
Développement des formations avancées
Consolidation des acquis et de la recherche
Rayonnement
Héritage important de l’ancien ISC
Construction progressive de l’identité HEC-KIN
Innovation
Initiatives déjà présentes
Nécessité d’accélérer l’adaptation aux nouvelles technologies
Les défis qui restent sur la table
Un bilan sérieux ne saurait être uniquement élogieux.
Après huit mois, plusieurs défis restent importants : l’amélioration continue des infrastructures, la qualité des services administratifs, le renforcement des équipements pédagogiques, la recherche de partenariats avec le secteur privé, l’amélioration des conditions d’études et de travail, ainsi que l’insertion professionnelle des diplômés.
Le véritable défi du comité de gestion sera donc de transformer les orientations en résultats quantifiables et durables.
Huit mois : bilan d’étape, pas bilan final
Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives sur la gestion de José Kaputa Lota après seulement huit mois.
Une gouvernance universitaire se juge dans la durée.
Mais ces huit premiers mois permettent déjà de dégager une orientation : celle d’une institution qui cherche à consolider sa mutation et à affirmer davantage son identité de grande école de commerce.
Le véritable test sera désormais celui de la continuité.
Conclusion : de la prise en main aux résultats
Huit mois après son arrivée, José Kaputa Lota se trouve à une étape charnière de sa mission.
La première période aura été celle de la prise en main et de la consolidation. La suivante devra être celle de l’accélération et des résultats.
Pour la HEC-KIN, l’ambition est claire : devenir une institution capable de former des cadres compétitifs, de produire une recherche utile au développement du pays et de répondre aux mutations de l’économie congolaise.
Le bilan des huit premiers mois apparaît ainsi comme un bilan d’étape.
Les prochains mois permettront de mesurer plus précisément la capacité du comité de gestion à transformer cette dynamique en réalisations concrètes.
HEC-KIN : huit mois de transition et de consolidation, mais surtout le début d’un chantier dont les résultats devront s’inscrire dans la durée.











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