Depuis plusieurs décennies, la Minière de Bakwanga (MIBA) est le symbole de la grandeur économique du Grand Kasaï. Elle a fait vivre des milliers de familles, soutenu le développement de la région et contribué au rayonnement économique de la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, son redressement est devenu une priorité et un immense espoir pour toute une population.
À la tête du Conseil d’administration, Charles Okoto apparaît, pour de nombreux habitants du Grand Kasaï, comme l’homme capable de conduire cette renaissance. Sa nomination a suscité beaucoup d’espoir, car la population attend avant tout des résultats : la reprise des activités, la création d’emplois, le paiement régulier des travailleurs, le retour des investisseurs et une gestion permettant à la MIBA de retrouver son statut d’entreprise stratégique.
La mission qui l’attend est immense. Relancer la MIBA ne consiste pas seulement à remettre une entreprise en activité. C’est redonner confiance à toute une province qui a longtemps vécu au rythme de cette société minière. Chaque décision prise aujourd’hui aura des conséquences sur l’avenir économique du Grand Kasaï.
En sa qualité de président du Conseil d’administration, Charles Okoto est appelé à exercer pleinement son rôle d’orientation stratégique, de contrôle de la gouvernance et d’accompagnement des réformes nécessaires. Les populations attendent de lui qu’il veille à ce que chaque décision serve l’intérêt de l’entreprise et celui du développement de la province.
Au sein de l’opinion, certains acteurs ont exprimé des réserves sur la gestion opérationnelle actuelle de la MIBA et appellent à des réformes plus rapides pour accélérer le redressement de l’entreprise. Ces préoccupations traduisent surtout l’impatience d’une population qui souhaite voir la MIBA redevenir le moteur économique du Grand Kasaï.
Mais au-delà des débats sur les responsabilités des différents organes de gestion, une réalité s’impose : c’est Charles Okoto qui incarne aujourd’hui l’espoir de la renaissance de la MIBA. Son nom restera associé à l’issue de cette mission historique. Si la relance réussit, il sera reconnu comme l’un des artisans du renouveau de cette entreprise. Si les difficultés persistent, c’est également vers lui que les regards se tourneront pour demander des comptes sur les résultats obtenus.
Le temps des discours est désormais révolu. Les populations attendent des actes, des décisions courageuses et une gouvernance capable de remettre la MIBA sur la voie de la production et de la prospérité. Charles Okoto dispose aujourd’hui d’une occasion unique de marquer l’histoire du Grand Kasaï. Plus qu’une responsabilité, c’est un rendez-vous avec l’histoire.
La renaissance de la MIBA ne sera pas seulement une victoire pour une entreprise. Elle sera celle de tout un peuple qui aspire à retrouver sa dignité, son développement économique et sa place dans la construction d’une République démocratique du Congo plus forte et plus prospère.
Sylvain Mwamba journaliste d’investigation











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