John Banza Lunda visite le port de Banana, les travaux contre l’érosion côtière et la route Moanda-Yema KONGO-CENTRAL La caravane des infrastructures a repris, dimanche 23 août 2026, dans l’espace Kongo-Central.

À Moanda, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, accompagné du directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, a effectué une série de visites sur plusieurs chantiers stratégiques, notamment les travaux de lutte contre l’érosion côtière, le port en eaux profondes de Banana et la route Moanda-Yema.

À son arrivée à l’aéroport de Moanda, le ministre a fixé l’objectif de cette étape : évaluer directement sur le terrain l’état d’avancement des projets, identifier les contraintes et accélérer leur résolution.

Lutte contre l’érosion côtière : protéger le littoral

La première étape de la délégation a été consacrée aux travaux de lutte contre l’érosion côtière sur le littoral de l’océan Atlantique.

Le ministre a reçu un état des lieux des interventions suivies par l’ACGT. Financés par le concessionnaire Sopeco, les travaux ont notamment permis la construction de 1 400 mètres de mur de protection, l’installation de palplanches métalliques ainsi que la réalisation d’importants travaux d’enrochement destinés à réduire l’impact des vagues sur le littoral.

Port de Banana : une infrastructure stratégique

La délégation s’est ensuite rendue sur le chantier du port en eaux profondes de Banana, considéré comme l’un des projets structurants pour l’économie nationale et le désenclavement de la République démocratique du Congo.

Réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé avec DP World comme concessionnaire, le projet prévoit notamment un premier quai capable d’accueillir simultanément quatre navires de taille moyenne ou deux grands navires. Sa mise en service est annoncée dans les prochains mois.

Pour le ministre John Banza Lunda, la construction du port doit impérativement être accompagnée par des infrastructures routières performantes permettant d’assurer sa pleine fonctionnalité et son intégration au réseau national.

Moanda-Yema : priorité à la praticabilité

Troisième étape : la route Moanda-Yema, longue de 23 kilomètres et désormais ouverte jusqu’à la frontière angolaise.

Les travaux sont exécutés dans le cadre d’une concession par Vaste Réseau de Services au Congo (VRSC). Les prochaines interventions portent notamment sur le revêtement de la chaussée et la construction des ouvrages d’assainissement.

Le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, a expliqué que la priorité avait d’abord été donnée à la praticabilité de cet axe, autrefois difficilement accessible.

«« Aujourd’hui, on peut partir de Moanda jusqu’à Yema sans problème », a-t-il souligné.»

À terme, cette route doit être modernisée et aménagée en 2×2 voies. Mais plusieurs préalables administratifs et techniques doivent encore être levés.

Il s’agit notamment des questions relevant du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, du déplacement de certains réseaux de Perenco, ainsi que des infrastructures de fibre optique.

Fin septembre pour lever les principaux obstacles

Face à ces contraintes, le ministre des ITP a décidé de porter le dossier à un niveau supérieur afin d’accélérer la résolution des difficultés.

Selon le DG de l’ACGT, Mr Nico Nzau Nzau, l’échéance fixée pour résoudre les principaux préalables est la fin septembre 2026, avec l’ambition d’achever les travaux de la route avant mars 2027.

L’objectif est clair : éviter que les contraintes administratives ou techniques ne ralentissent les travaux et, par ricochet, ne compromettent la mise en cohérence des infrastructures liées au port de Banana.

Banana-Sakanya : penser corridor national

Cette étape de la caravane s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du corridor Banana-Sakanya, long d’environ 3 300 kilomètres.
L’objectif, c’est de se rendre compte des travaux que Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI est en train de faire pour intensifier les travaux de modernisation du corridor Banana-Sakanya.
Cette vision doit permettre de relier l’ouest du pays au centre et au sud-est par un réseau routier modernisé, notamment à travers Kinshasa, Kikwit, Tshikapa, Mbuji-Mayi jusqu’à Sakanya une caravane qui se poursuit jusqu’à Kinshasa.
Après Moanda, la délégation ministérielle doit poursuivre son parcours vers Boma, Lukala et Matadi, avec plusieurs chantiers à visiter et des travaux à lancer sur différents axes routiers du Kongo-Central.
Une attention particulière sera également accordée à la RN16, reliant le Kongo-Central au Kwango et ouvrant vers le Kwilu, avec des mesures envisagées pour en assurer la praticabilité avant sa modernisation.
À travers cette caravane, le ministère des Infrastructures et Travaux publics entend assurer un suivi de proximité des grands projets, identifier les obstacles et accélérer leur résolution. De Moanda à Kinshasa, cette tournée traduit ainsi la volonté de faire des corridors routiers de véritables axes de développement et d’intégration économique nationale.
Jules Kabula avec Nana Esyo./ La Résistance

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