Après les exploits remarquables de la fédération du karaté via son président qui ne ménage aucun effort pour le rayonnement de la RDC aussi par le sport, tel le veut le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce dernier a eu la sagesse de recevoir et d’honorer les athlètes, soulignant l’importance de leur contribution au sport national.
À cette occasion, la fédération a décerné une décoration au chef de l’État, qui a désormais acquis le titre de ceinture noire 8ème dan. Un moment de fierté qui aurait dû renforcer l’unité et le soutien envers nos athlètes.

Cependant, un incident grave et inimaginable a terni cette célébration. L’enveloppe destinée à la fédération, prévue pour encourager les athlètes ainsi que leurs dirigeants, n’est jamais parvenue totalement à destination. Le président de la fédération, sensé assister au payement de ces primes par l’intendant du chef de l’état, s’est vu humilier et chasser comme un vulgaire nécessiteux et n’a jusqu’au jour d’aujourd’hui ni jamais reçu sa prime ni connu le montant exact payé aux bénéficiaires. L’état ne contractant pas avec les mineurs et en sa qualité de tuteur de ces enfants, il devrait en principe assister le ministre et l’intendant dans cette tâche comme instruit par le chef de l’état. Ce qui est encore plus troublant, c’est que le ministre du Sport s’est approprié ces fonds, agissant comme s’il était le président de la fédération, ignorant que cette dernière est une ASBL dont le représentant légal est le président.

Sans scrupules, il a pris la décision de rémunérer seul les athlètes, ignorant les efforts considérables déployés par la fédération pour atteindre ces résultats. Cette situation soulève des questions éthiques et met en lumière un manque de respect pour le travail acharné des dirigeants de la fédération. Une façon de venir s’approprier une gloire dont on n’a pas travaillé pour sa réalisation.

Pour couronner le tout, le ministre semble orchestrer un plan pour écarter illégalement l’actuel président de la fédération, corrompant même la confédération africaine au mépris des jugements en faveur du président. Une telle manœuvre pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’avenir du karaté en République Démocratique du Congo, et même l’image du chef de l’état, chantre incontesté de l’état de droit se verrait écorner. Cette situation met en péril la motivation et la performance de nos athlètes.

Il est impératif que les autorités compétentes interviennent pour protéger les intérêts de la fédération et des athlètes. Une mobilisation des membres du karaté et des soutiens est essentielle pour dénoncer ces abus et restaurer la légalité et l’intégrité de notre sport. Conflits avec le Karaté, le Comité Olympique et aujourd’hui avec la Boxe, ce n’est pas ça la mission d’un ministre des Sports.
Il.sied de noter que les fédérations sont des ASBL et dans un pays sérieux l’ingérence politique dans des ASBL est proscrite. Mais en rdc presque toutes les associations sportives aujourd’hui souffrent et sont à la merci de cet homme. Qui pour les en délivrer ?

La fédération du karaté mérite d’être soutenue et respectée dans ses efforts. Les athlètes, qui travaillent dur pour représenter la RDC sur la scène internationale, ne devraient pas avoir à lutter contre les abus de pouvoir au sein même de leur ministère.
Un appel à l’action est nécessaire pour garantir un environnement juste et propice à l’épanouissement du karaté en RDC.
Signé réseau des journalistes d’investigations de la rdc.
Résistance-RDC