C’est le lundi 8 juin 2026, que les travaux d’asphaltage de la Route Nationale n°1 (RN1), dans la traversée de la ville de Mbuji-Mayi, ont officiellement démarré. Ce lancement marque une étape décisive dans l’avancement du projet visant à revêtir les 850 derniers kilomètres manquants de cet axe stratégique. Attendu depuis des années par une population confrontée à la dégradation avancée de cette route vitale, ce chantier ouvre une nouvelle ère pour la mobilité et le développement du Kasaï-Oriental.

Un projet structurant pour le Kasaï-Oriental
La RN1 est l’un des principaux corridors routiers de la République démocratique du Congo, reliant plusieurs provinces et facilitant les échanges commerciaux. Sa traversée par Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï-Oriental, est particulièrement stratégique. La dégradation avancée de cette portion avait transformé la circulation en un véritable calvaire, freinant le dynamisme économique et social de la région.

Une première étape symbolique
La première opération a porté sur un tronçon test de 200 mètres, situé au point kilométrique PK3+360. Cette «planche d’essai» est la première portion asphaltée d’un projet de 7,871 km, allant du rond-point Petrombu jusqu’au pont Lubilanji, à la sortie de la ville. Ce tronçon pilote permettra d’évaluer la qualité des matériaux et des techniques utilisées avant la généralisation des travaux sur l’ensemble du parcours prévu.

Un chantier porteur d’espoir
Pour les habitants de Mbuji-Mayi, ce chantier est porteur d’espoir. Il devrait améliorer la fluidité du trafic, réduire les coûts de transport, et renforcer l’attractivité économique de la ville. Les commerçants, transporteurs et usagers quotidiens de la RN1 voient dans ce projet une promesse de désenclavement et de développement.

Au-delà de l’impact local, l’asphaltage de la RN1 s’inscrit dans une vision nationale de modernisation des infrastructures, essentielle pour stimuler la croissance et l’intégration économique du pays. La première opération a porté sur un tronçon test de 200 mètres, situé au point kilométrique PK3+360. Cette «planche d’essai» constitue la première portion asphaltée d’un projet de 7,871 km, allant du rond-point Petrombu jusqu’au pont Lubilanji, à la sortie de la ville.

Financé dans le cadre du programme sino-congolais et exécuté par l’entreprise CREC-7 sous la supervision de l’Agence congolaise des grands travaux –ACGT-, le projet prévoit une modernisation complète de la chaussée. La nouvelle configuration inclura:
* Quatre bandes de circulation de 3,5 mètres chacune
* Une bande séparatrice de 1 mètre
* Des trottoirs en béton de 1,5 mètre
* Des caniveaux en moellons de part et d’autre de la route
Sur place, l’ingénieur Maxime Katontoka, chef de mission de surveillance pour l’ACGT, s’est déclaré satisfait de la dynamique observée:
«Les premières phases sont bien entamées avec la planche d’essai. L’entreprise travaille avec détermination pour respecter les délais, dans une ambiance de mobilisation générale», a-t-il dit.

La population qui a assisté avec enthousiasme au démarrage des travaux, n’a pas manqué d’exprimer son espoir de voir le chantier arriver à son terme. Car, l’asphaltage de la RN1 représente un tournant historique, mettant fin à des années de difficultés de circulation, particulièrement en saison des pluies.

Il sied d’indiquer que ce chantier constitue l’un des trois projets phares du programme sino-congolais, aux côtés de la construction des rocades de Kinshasa et de la route Kananga–Kalamba Mbuji. Son avancement est perçu comme un signal fort de la volonté du gouvernement d’améliorer durablement les infrastructures routières du pays.

La Résistance











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