Martin Lukusa: le capitaine qui redresse l’Office national des Transports, Une entreprise en faillite en quête de renaissance

L’Office
national des Transports –ONATRA-, longtemps considéré comme une institution en déclin, traînait une réputation de faillite chronique. Mais depuis l’arrivée de son Directeur général, Martin Lukusa, un souffle nouveau anime cette entreprise stratégique. Sa mission est claire: rebâtir l’Onatra sur des bases solides, transparentes et patriotiques. 

La bataille pour le pouvoir d’achat des
agents

Lorsque Martin Lukusa a pris ses fonctions, la situation des travailleurs était
alarmante. Le dernier salarié percevait l’équivalent de 75 USD, conséquence
directe de la dépréciation du franc congolais face au dollar. Les agents, y
compris les retraités, réclamaient une protection de leur pouvoir d’achat. 


Le DG n’a pas seulement répondu à cette revendication: il a aligné les salaires
sur le dollar et les a majorés, portant le revenu du plus petit travailleur de
75 à 300 USD. Depuis, les rémunérations sont indexées au dollar, et pour
protéger les agents, l’Office national des Transports paie directement en
devise. «L’État lui-même nous verse cette
masse en dollars», rappelle Martin Lukusa, soulignant la cohérence de cette
politique. 

Au-delà des salaires, Martin Lukusa s’est attaqué à un autre mal qui rongeait l’Onatra: la tricherie et les antivaleurs. Sa gestion se veut transparente, rigoureuse et tournée vers la responsabilité. Les dettes anciennes, parfois oubliées depuis
2013, sont désormais prises en compte. Les institutions de l’État telles que la
DGI ou la DGRAD n’ont jamais été aussi bien servies que sous son mandat.

Quant à l’Institut national de sécurité sociale –INSS- devenu la Caisse nationale de sécurité sociale, et autres organismes, les paiements sont effectués dès que la
liquidité existe. Sinon, les dettes sont traitées comme des obligations
ordinaires, réglées par compensation de services entre institutions
publiques.

Une vision de redressement

Le DG Lukusa ne cache pas la réalité: l’Office national des Transports est une
entreprise en faillite. Mais il insiste sur le fait que cette faillite n’est pas une fatalité. Par une gestion disciplinée, une transparence accrue et une
politique salariale protectrice, il entend rebâtir cette entreprise publique et
lui redonner sa place dans l’économie nationale. 

Sous la houlette de Martin Lukusa, l’Onatra n’est donc plus seulement une entreprise en survie: elle devient un symbole de redressement et de patriotisme économique. En protégeant ses agents, en honorant ses dettes et en combattant les antivaleurs, le DG trace la voie d’une renaissance. L’histoire retiendra
qu’au moment où tout semblait perdu, un capitaine a pris la barre pour remettre
l’ONATRA sur les rails de la dignité et de la performance.

La Résistance

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