En décembre 2025, la Première ministre avait interdit le recouvrement de toutes les taxes. Une décision claire, censée protéger les entreprises et assainir la gouvernance fiscale, climat des affaires oblige.
Mais la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation –DGRAD- a choisi de passer outre. Résultat: une mission coûteuse et un fiasco retentissant.
En effet, malgré l’interdiction formelle, la DGRAD a envoyé ses agents en mission dans le Grand Katanga, région stratégique pour l’économie nationale. Leur objectif: poursuivre le recouvrement des taxes auprès des entreprises minières, comme si la décision gouvernementale n’existait pas. La riposte des entreprises minières Sur place, les sociétés minières, parfaitement informées de la mesure prise par la Première ministre, ont refusé s de recevoir les agents. Elles ont opposé une résistance légale, rappelant que la mesure provisoire prise par la première Ministre devrait être respectée. Les agents de la DGRAD ont donc dû rentrer bredouilles, incapables d’accomplir leur mission. Un fiasco aux lourdes conséquences Cette opération avortée a provoqué de grandes pertes financières pour la DGRAD. En persistant dans une démarche contraire à la loi, le Directeur général Etienne Utshudi a exposé l’institution à un échec humiliant et à un manque à gagner considérable. Au lieu de renforcer la crédibilité de l’administration fiscale, cette initiative a mis en lumière un grave dysfonctionnement institutionnel et un déficit de discipline administrative. L’épisode du Grand Katanga illustre les tensions persistantes entre décisions politiques et pratiques administratives. Il révèle une fracture inquiétante dans la gouvernance fiscale: quand une institution défie la Première Ministre, c’est l’État qui perd. La Résistance
