ACGT/ ROUTE KALEMIE–MANONO : 430 KM EN PLEINE TRANSFORMATION POUR DÉSENCLAVER LE TANGANYIKA

Infrastructures | Partenariat public-privé
Longtemps confrontée aux difficultés d’évacuation des minerais et de circulation des personnes et des marchandises, la province du Tanganyika pourrait connaître un tournant majeur avec le projet de construction et de modernisation des routes nationales RN33 et RN5, reliant Kalemie à Manono. À la mi-octobre 2026, les travaux d’ouverture et de rechargement de cette route de quelque 430 kilomètres sont annoncés à plus de 80 %, en attendant l’étape de l’asphaltage.


Un chantier stratégique pour l’économie du Tanganyika
La modernisation de l’axe Kalemie–Manono constitue un enjeu majeur pour le désenclavement de l’arrière-pays du Tanganyika. À travers ce projet réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), l’objectif est d’améliorer la circulation entre les zones minières de Manono et la ville portuaire de Kalemie.
Le projet comprend la construction et la modernisation des routes nationales RN33 et RN5, ainsi que la réalisation de sept ponts majeurs. Ces ouvrages sont essentiels pour assurer la continuité du trafic, notamment dans les zones où les cours d’eau et les difficultés d’accès compliquent les déplacements.
À ce stade, les travaux d’ouverture et de rechargement de l’ensemble de l’axe sont annoncés à plus de 80 % d’exécution. Cette avancée devrait contribuer à améliorer progressivement les conditions de circulation, avant la phase d’asphaltage, attendue comme une étape déterminante pour la durabilité de l’infrastructure.


Manono–Mutowa–Kalemie : un corridor à fort potentiel
Au-delà de la route elle-même, l’un des enjeux économiques majeurs du projet concerne l’évacuation des minerais produits dans la région de Manono vers le port industriel de Mutowa, à Kalemie.
L’amélioration de cet itinéraire pourrait réduire les contraintes logistiques, faciliter le transport des marchandises et renforcer la connexion entre les activités minières de l’intérieur et les infrastructures portuaires du lac Tanganyika.
Pour les opérateurs économiques, les transporteurs et les populations riveraines, une route praticable représente également une possibilité de développer les échanges commerciaux et de faciliter l’accès aux services essentiels.
Toutefois, l’impact réel du projet devra aussi être apprécié à travers la réduction effective des coûts de transport, le temps nécessaire pour parcourir les 430 kilomètres, la sécurité des usagers et les retombées économiques pour les communautés locales.


L’asphaltage, prochaine étape décisive
Si le taux d’avancement annoncé des travaux d’ouverture et de rechargement dépasse les 80 %, plusieurs éléments restent à documenter pour dresser un état des lieux complet du chantier : le calendrier de l’asphaltage, le niveau d’exécution des sept ponts, le coût global du projet, les engagements respectifs de l’État et du partenaire privé, ainsi que la date prévisionnelle de mise en service complète.
Ces données permettront d’évaluer non seulement la progression physique des travaux, mais également le respect des engagements contractuels et la capacité de l’infrastructure à répondre durablement aux besoins du Tanganyika.
En définitive, la route Kalemie–Manono représente bien plus qu’un chantier routier : elle constitue un levier potentiel de désenclavement, de développement économique et de valorisation des ressources minières. Le défi sera désormais de transformer les avancées annoncées en une infrastructure durable, sûre et réellement bénéfique aux populations.
Presse Acgt/La Résistance

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